 Lili perchee sur arbre |
 Lili descendue de son arbre |
 shaker pour les pechers, 2eme semaine |
 equipe de choc |
 m'en fous ! J'aime pas les blonds d'abord ! |
 Sans fausse modestie, on est des bombes, nan? 1 commentaire(s) |
 matin ou fin de journee de travail...quelle difference |
 on a quand meme du fun meme en taule, on trouve le moyen de s'amuser d'un rien |
 on surfe sur la vague |
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Le paradis du fruit |
Quelle belle surprise que de tous vous lire ainsi apres seulement quelques jours d'absence... Eh bien oui, nous nous sommes reclues avec Aurelie, non pas dans un monastere (ce serait chose folle quand on nous connait bien!) mais dans l'un des innombrables trous paumes de cette planete. Si tu aimes les fruits, viens a Cobram ! Pour se faire, et apres bien des recherches sur le
net, nous avons refait nos sacs avec ce sentiment toujours plus fort ou se melent et s'emmelent la peur, l'excitation et une sorte de paix interieure.
Comment decrire tout cela, c'est presque impossible. Alors peut-etre simplement vous dire que pour la derniere fois, nous avons fait le chemin jusqu'a la plage, bardees de nos sacs, laissant derriere nous Armando et Ben qui nous ont heberge et ont ete d'une gentillesse inqualifiable tant que s'en etait inacceptable!
Bref, 6h du mat et deja les premieres lueurs du soleil sur l'ocean. Nous prenons le bus 380, arrivons en centre ville ou nous cherchons un peu a cran la station des bus, et celui justement qui nous emmenera jusqu'a la prochaine etape... Camberra. Si tu aimes les villes fantomes, vient a Camberra. Que dire? Ni plus ni moins que "heureusement, nous ne restons que 10h. On comprend bien pourquoi le president lui-meme refuse de vivre ici." La seule chose relativement interessante, c'est l'etendard aborigene qui trone devant l'ancien parlement et qui demande la reconnaissance du peuple aborigene. Nous nous sommes donnees l'occasion aussi de visiter le national museum. Ce sera malheureusement tout ce que je puis dire de cette capitale. C'est plus fort que moi, je crois que je n'aime pas le principe qui consiste a construire une ville pour construire une ville. D'ailleurs, je rejete l'idee dans son ensemble: faire pour faire n'est selon moi pas le meilleur moyen d'avancer. Donc, nous avons repris le bus dans la soiree, sommes arrivees a la seconde etape,Shepparton, a 4h du matin et, parce qu'on est un peu roots quand meme, nous avons dormi sur des bancs, mourrant de froid malgre les duvets. Il faut le dire. Il fait chaud en journee, tres chaud, et la nuit, c'est deja une autre histoire. Troisieme bus a 12h30 en direction de Cobram. Nous n'avons pas vu grand chose du paysage apres une nuit pareille et avons donc ronfle comme il se doit. Et la, c'est le plaisir ultime. Ca y est, nous y sommes dans notre trou paume. A peine a t-il debarque les sacs que le chauffeur repart, nous laissant la sur le trottoir avec 2 autres francais, Julien et Christophe. Deux amours. On a tendance en general a les fuir ces francais. Puis, il y en a certains dont on a du mal a se passer. Quoiqu'il en soit, pour rester succinte, nous avons decouvert que la dire ferme etait bien plus loin que prevue... j'ai dit ferme, pardon, des centaines d'hectares valent bien qu'on l'appelle domaine. Des millards de poires et de peches nous attendent et nous appellent de chaque cote de la route. Et surtout, une chambre, des toilettes, une douche. Ils ont raison, les francais ne se lavent pas ! Et en l'occurence, Aurelie et moi avions reellement besoin de tout ce luxe...
Apres avoir enfin atteint le bureau administratif de "Cornish", direction Room 33. Et la, la stupeur s'est lue pendant quelques tres longues secondes sur nos visages... Beton arme, des mots, des phrases insolites en anglais,des dessins incroyables, des matelas mousses bouffes par... par je ne sais quoi en fait ! Tout portait a croire que nous etions arrivees dans un camp de travailleurs forces. Une prison. C'est sans compter sur le reveil matin, vous savez, celui qu'on utilise pour les matchs de foot... a 5h45 le reveil. Je hais Cobram et je l'aime deja, autant que ses arraignees poilues avec un corps presque aussi gros que ma main, autant que ses repas a 18h petantes ou ses lunch en plein soleil, en plein champs ou nous discutions avec le reste du "gang". Le gang, c'est l'equipe dont nous faisons parties. Ca bosse dur. Tout le monde est la pour l'argent. Alors, les "bin" se remplissent vite. Enfin presque. Essayez toujours de faire plus de 3 "bin" par jour sachant que cette derniere doit contenir plus de 2 tonnes de poires! Bien sur, je n'ai pas resiste. Challenge oblige envers et contre moi meme. Premier jour 1.5. Deuxieme jour, 2.5. Et la, troisieme jour, c'est de la folie, 3.5 bin soit pres de 7 tonnes transportees sur mes freles epaules en 7h de temps (enlever a ca la pause dejeuner et les pauses clopes...). Je peux vous dire qu'apres ca, on arrete tres vite les challenge. C'est mauvais pour le dos. Mais cela a ete si bon d'aller au bout de moi-meme.
Ceci dit, au bout d'une semaine, les poires, je les avais dans mon collimateur. On m'a propose un autre job. Trier les peches. Payee a l'heure, pas bouger ! On est sur une machine qui secoue les arbres pour faire tomber tous les fruits. Et on attend la marchandise sur un tapis roulant. Nouveau boulot, nouveau chef de gang donc... Et ce dernier me montre son doigt ampute et me dis de faire attention parce que ca peut aller tres vite. Foutu job ! Je veux voir maman !
Mais quand meme, on a la belle vie, on finit le boulot a 16h. On enchaine les parties de ping pong ou d'echecs, de volley, de tennis (il manque juste la piscine dans ce paradis du fruit !), et surtout les 3/4 du camp ont un passe temps favori... c'est a qui sera le plus bourre et le plus vite. Il n'est donc pas rare d'en voir s'ecrouler plus d'un avant l'heure du repas. Imaginez qu'il a plu pendant 3 jours. Donc, pas de travail, trop dangereux sur les echelles (qui font mon poids!) et sur un terrain glissant. Donc, c'est la fete, meme sous la pluie, c'est pathetique. Mais ca a son charme, oui, en tant que spectatrice.
Car, je ne sais ce qui m'arrive, je deviens sage. Trop peut-etre. L'alcool ne m'enivre plus. J'ai reve maintes fois de pouvoir vous ecrire tout cela, bien mieux. Puis trop a dire. Trop a revivre. Tout se bouscule dans ma tete. Et dans le genou d'Aurelie, qui aura donc connu la chute. Je vous rassure, tout va bien, nous avons decide de quitter les champs de Cobram pour la pollution de Melbourne.
Nous arrivons a peine. Vous me manquiez, un peu, beaucoup. Alors confuse encore, je vous deverse le pourquoi d'un si long silence. Je viens de vivre 2 semaines magnifiques. Et pouvoir les partager avec vous est un bonheur qui sera desormais plus regulier. Merci a vous tous.
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 comme des pros, regardez cette aisance! |
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 on ne joue pas avec la nourriture |
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 il s'appelait serenite |
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 with Rick, the melbournite |
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