J’ai le bide tout retourné.
"De nos plus beaux rêves naissent nos plus grandes peurs." Et j’ai la trouille, un nœud, la boule acido-lancinante qui n’en finit plus de me triturer. J’ai peur de ne pas vivre pleinement ce rêve, de regretter même d’avoir tant voulu le vivre.
Pourtant, quand on me dit « tu ne te rends pas comptes des risques que tu prends, tu ne sais pas ce qui t’attend là-bas », ça me donne plus encore envie d’y aller. Et les premières pensées de la pseudo philosophe à 2 balles que je suis, s’accrochent à l’idée qu’ici ou là-bas, nul ne sait ce qui l’attend. D’ailleurs qu’est ce qu’un risque quand on a aucun moyen de savoir ce qui nous attend vraiment ? C’est à nous d’écrire notre vie. Alors je l’écris, à 2 semaines du départ, parce qu’il faut que ça sorte, mais il faut que ça reste aussi, pour moi, pour ceux que j’aime.
A ma famille : Mam, P’tit père, Guigou, Nath et Marion qui les a rejoints (et que je ne verrai pas grandir pendant un an), mes petites grands-mères Francine et Huguette (dont je porte aussi les prénoms…eh oui !), Mimi et Patou, puis une pensée particulière à ma tante Gizou (mon gourou).
A mes amis, ceux exceptionnels qui ont croisé ma route, du Canada au Sénégal, du Japon à Pétaouchnoc (quelqu’un sait comment ça s’écrit ?), en passant par Montreuil 93, en banlieue parisienne (ah…Le 9.3 !). Je voudrais bien faire flamber tous les prénoms mais j’aurais trop peur de me faire incendier si j’en oublie un. La main innocente va donc en choisir 2 au hasard (si, si, au hasard).
Gurcine. J’ai déjà les larmes aux yeux de penser que je ne me lèverai plus avec ton doux sourire du matin, que je ne mangerai plus de ton "boulglouboul" pendant un an. De ces fous rires devant la glace de la salle de bains, où malgré la bouche pleine de dentifrice, on ne pouvait s’empêcher de causer. Une colocataire comme tous en rêvent, drôle, positive, profiteuse de la vie, sans mépris aucun, un ange quoi ! Où est ce que je vais pouvoir trouver ça moi en Australie ?! (il paraît que le clonage…).
Pi, Yann. Toi qui a toujours été là, toi qui m’encourage sans relâche à aller de l’avant. J’aimerais pouvoir te confectionner des ailes comme celles que tu as faites pousser « au dedans de moi-même ». Mais déjà, tu t’envoles. Je te souhaite de t’envoler plus haut et toujours plus loin. Tu vas beaucoup me manquer.
Je ne pourrai clore ce premier chapitre sans remercier Nadine, Pascal et Brice qui vont s’occuper de mon chat Milann (mon garde-fou en cuisine). Et Romana...
Enfin, il y a les potes, ceux du forum australia-australie, qui partent tous les uns après les autres, et il y a ceux qui restent, encore un peu, juste un peu. Qui s’accrochent à leurs rêves. Qui se donnent les moyens de les réaliser. Je vous dois de bons moments de rigolades tout autant qu’à Christian notre cher webmaster, des remerciements pour toutes ces belles rencontres.
Je pense entre autre à Aurélie avec qui l’aventure sera encore plus belle.
La boucle est presque bouclée. Le billet d’avion vient d’arriver. Me reste à ranger cette chambre où le bordel immonde a pris place, à accepter l’idée de quitter cet appartement où j’ai passé des moments inoubliables (…).
C’est dur. Dur de tout laisser comme ça, et de dire au revoir. Mais je sais que le meilleur reste à venir.
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