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 Prénom  alec / audrey  Nom  leclerc
 Age  28  Minimessages  Envoyer un message
 But du voyage  WH Visa  Durée du séjour  qui sait
 Date de départ  31/12/2004   Note: 3,7/5 - 3 vote(s).
 Description : 10 jours à Singapour , puis Sydney le 11 janvier. But: faire le grand tour (+Tasmanie et Nouvelle Zélande) durée de l'aventure: 1 an

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Rosa et David
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Forteresse de péniche
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dunes de sables
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Gloria et David
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 Localisation : Portugal
 Date du message : 09/09/2007
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 HOUHOUHA !!!!!

J'en ai croisé beaucoup des Portugais sur ma route, en France en tout cas, pas mal. Et il y a deux ou trois idées préconçues ou non qu'on se fait des Portugais: les femmes sont très poilues, les hommes bichonnent plus leur voiture que leur femme et surtout le foot est un sport national aussi vénéré que le petit Jésus.




Qu'on se le dise, j'ai rencontré des femmes quasiment imberbes, vu peu de voitures et moins encore boostées, par contre, oui le foot est la fierté de ce beau pays.
Souvent les femmes et les hommes sont à leurs affaires, chacun s'occupe de ses petits oignons: sans conteste la cuisine, la lessive, le repassage et le ménage sont les occupations des femmes, et tout ce qui ne tient pas de l'entretien est une affaire d'homme (voir photo qui fait exception à la règle).
Cependant, le foot est un art qui fait l'unanimité tant chez les femmes que chez les hommes. Et ce n'est pas rare de les voir exulter passionnément les uns contre les autres lorsque leur équipe marque des buts !
C'est ainsi que j'ai assisté au match Portugal-Pologne (2-2) dans le réfectoire d'un camping, à Nazaré, où une famille Polonaise aurait pu payer très cher de crier sa joie lorsque son pays a marqué ! Mais les portugais sont beaux joueurs, je crois que tout le monde a été surpris d'entendre un Hourra en faveur des polonais et qui, bien qu'esseulé, voulait se faire entendre pour se sentir bien exister au milieu de la foule locale.
Pas d'accrocs, tout le monde est parti se coucher tranquillement, on est loin des affrontements auxquels j'ai assisté à Genève après une France-Portugal lors de la précédente coupe du monde.




En tout cas, le foot au Portugal, c'est un très bon souvenir. Le peuple s'unit face à l'adversité et dans la bonne humeur, c'est assez intense, festif et même quand vous êtes pris dans la lecture d'un bon bouquin ("extrêmement fort et incroyablement près" de Jonathan Safran Foer), vous ne pouvez pas vous arracher au déchaînement des passions tout autour qui vous emportent malgré vous.




Le Portugal, le long de la mer, c'est traverser des forêts incroyables de pins et d'eucalyptus qui ne sont pas sans rappeler celles d'Australie. Un parfum inoubliable. Des villages fantômes où poussent comme des champignons des villas qui détonnent tellement avec le paysage et contrastent par les richesses qu'elles étalent avec le niveau de vie général. Des plages de sable fin dans des villes atypiques de pêcheurs (Costa Nova) où les maisons sont peintes comme des barreaux de prisons; des villes à usine touristique telle que Peniche ou Figueira Da Fos qui rappellent si bien le sud-est de la France, des endroits sortis du passé comme Olvidos, des cathédrales extraordinaires à n'en plus finir...Porto et sa vieille ville...




Le Portugal, c'est aussi la famille. C'est elle que je suis venue rencontrer. Celle de David.
J'ai été traitée comme le 5è doigt de la main. Je ne dis pas qu'ailleurs c'est différent, mais j'avais le sentiment de me retrouver au Sénégal au milieu de mes amis et de leur famille, là-bas où ma peau était devenue une abstraction, une notion diluée sans aucune importance.
Il y a des endroits comme ça où vous êtes tellement bien intégré que vous avez l'impression d'y avoir toujours vécu.




Espinho, cette petite ville de 21,42 km2 qui compte environ 32 000 habitants et se situant au sud de Porto, m'a complètement charmée.
Au détour des rues, se dessinent de vieilles maisons, certaines abandonnées aux éléments naturels, d'autres dont on n'imagine pas qu'elles soient encore habitées. Il y a les pavés et le contraste du béton, les nouvelles maisons qui fleurissent ça et là sans charme mais dont le but est d'apporter un peu de renouveau. La ville se vide. Il n'y a pas de travail et s'il y en a, il est difficile de le trouver. Et, quand on l'a, il est difficile de le garder. C'est que, pour se moderniser et rendre l'endroit propre au tourisme, la ville fait construire une ligne de train qui la sépare en deux.
On n'en est pas au mur de Berlin mais certains commerçants se retrouvent coupés de leur clientèle ou restreints et confrontés à déposer le bilan. Le pouvoir d'achat étant en baisse n'aide pas non plus.
Mais à Espinho, particulièrement dans le quartier où nous avons posé nos sacs, dans la maison familiale, le temps est suspendu, les gens semblent heureux de peu. La mer est là, bienveillante, au bout de la rue. Et le stress n'existe pas. Les enfants jouent sans laisse, tout le monde se connaît. C'est social, chaleureux et la nuit arrive doucement, enveloppante. Les rues se vident peu à peu, les étoiles naissent dans le ciel, c'est l'heure de la ronde des chiens. Gloria, la tante de David nourrit tous les clébards abandonnés du coin sans parler des siens, Bob, Mathilde et Scolari.
J'aime Gloria, son rire, ses yeux et son coeur au bord des lèvres. Elle me dit en portugais, que je tente parfois en vain de comprendre grâce aux rudiments de l'espagnol, qu'elle ne quitterait jamais Espinho, la ville sans stress. Et même quand on connait l'anxiété qui l'habite de temps en temps, on n'a pas de mal à la comprendre. Cette vie aussi simple soit-elle est sa vie, entre l'air de la mer et cette communauté qui tient lieu de grande famille, vraiment, je n'ai pas de mal à la comprendre.
Gloria me donne des sanglots dans la gorge à l'heure du départ, je voudrais l'emporter avec moi ou rester toujours avec elle. Je ne sais pas pourquoi, c'est comme ça. J'ai rencontré Rosa, une autre tante. Toute petite, les cheveux sur la nuque légèrement bouclés souvent mouillés de sueur, celle du travail. Rosa est un vrai petit bout de femme avec des yeux et un sourire d'enfant qui toujours propose à manger. Rosa donne envie de se blottir contre elle tout le temps. On ne se comprend pas mais on rit ensemble.
Et j'ai rencontré Tomanel et Fernanda, les bouchers de la famille qui travaillent dur pour perdurer. Ils sont courageux. Ils ont la volonté et l'enthousiasme que d'autres n'ont plus depuis longtemps.




J'ai eu beau être frustrée de ne pouvoir comprendre que des bribes, je me suis sentie proche de ces gens généreux que j'ai rencontrés.




Au fond, pourquoi tant de langues quand le coeur suffit à relier les hommes.

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Par david

le 15/10/2007 à 12:07:38

il faut que je te dise qu'on est même pas allé à Aveiro et que à ce que tu dis notre appart est plus grand qu'Espinho...petit détail technique, mais très belle description d'un des lieux les plus magiques de cette terre, pour moi.

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Par alec / audrey leclerc

le 17/10/2007 à 10:57:06

Voilà voilà, c'est modifié. Par Aveiro, je pensais Péniche (qui reste quand même un magnifique petit village).
Merci mon amour, pour une fois que je t'arrache un compliment de la bouche !

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