J'attendais ce jour avec toute l'impatience d'une enfant qui attend que la neige tombe.
En deux ans de temps, j'ai attendu cet événement. Ma mère me rend visite!!!
J'ai l'impression de ne pas être là, de ne pas la voir, de ne pas l'entendre. Sans doute que je ne réalise pas. Cela me fait plaisir, mais je n'arrive pas à en profiter. C'est comme si la frontière Franco-Suisse demeurait entre nous. Pourtant nous venons de passer une journée exceptionnelle sous 33°, pour fêter l'anniversaire de Géraldine, la petite cousine de David avec des gens magnifiques, une vue magique, un repas excellent. Et ma mère était parfaite comme on peut l'attendre d'une personne qui ne connait personne et s'adapte au contexte comme le caméléon à son environnement.
Je ne sais pas pourquoi j'écris ces mots. Je devrais profiter d'elle avant qu'elle parte demain. Tôt.
Les mots... Rien ne sort. C'est bloqué et ça me fait mal. J'ai juste envie de chialer. C'est con, c'est un drôle de voyage que celui-ci, au coeur de mon coeur, de ma chair, de mon sang. Je suis le bébé au bout du cordon. Que ce cordon me semble loin.
Dans ce nouvel appartement qu'elle découvre enfin, je regarde le ciel bleu. Je me sens déraciné.
C'est sans doute tout ce qu'il y a de plus normal. Ca va passer. Ca passe toujours. Le ciel est le même pour tous, quoiqu'on dise, quoiqu'on fasse, où qu'on soit. Qui qu'on soit.
Etapes :
Genève
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