|
|
|
| |
|
apprentis artistes |
Nous avons fait la connaissance de Marc.
Marc, Marc, Marc… que dire ? Qu’on n’est sans doute pas arrivés à Mersing par hasard. Les grands esprits sont faits pour se rencontrer, du moins ceux qui ont la conviction profonde que la vie ne se résume pas à une seule définition. Quand je parle de grands esprits, ce n’est ni ironique ni très sérieux, qu’on s’entende. Je parle de ces esprits ouverts qui n’ont pas la science infuse, ni ne se bornent à dire que leur façon de voir la vie et de la vivre est la meilleure. Bref.
Marc est anglais, il mériterait presque tout un chapitre à son égard pour nous avoir entre autre permis de vivre une expérience inédite. Faire un batik. La pluie ne nous ayant pas laissé de répit, nous avons capitulé. « Au revoir Tioman, bonjour Rashid ! » (qui, selon moi, est un grand artiste de la peinture sur tissu et un homme absolument adorable). Il nous a initiés à la technique du wax. Ce produit lorsqu’il est chauffé permet grâce à un outil bien spécifique de cerner notre sujet (une composition florale, abstraite ou que sais-je de ce qui pourrait bien sortir de votre esprit…). Première étape, vous faîtes voyager le fluide sur le tissu (c’est un peu comme si vous faisiez un dessin au crayon avant de commencer à peindre), l’important étant d’avoir le poignet souple et le geste régulier. Deuxième étape, vous faîtes du coloriage (surtout on ne deborde pas!). A l’aide d’un pinceau, vous imbibez d’abord les parties à peindre avec de l’eau. Ensuite vous prenez des colorants, vous pouvez faire des dégradés (comme pour la technique de l’aquarelle).
Ce qui est intéressant avec le wax, c’est que vous n’avez pas besoin de faire beaucoup d’effort pour ne pas dépasser les lignes, il fait barrage. Troisième étape, Vous laissez sécher.
Ultime étape (on ne sait pas encore ce que cela donnera), mais le wax de votre œuvre d’art est fondu et laissera place à la couleur initiale du tissu. Enfin, c’est à peu près ça !
Eh bien, figurez-vous qu’on n’est pas peu fiers de cet exploit.
C’est ainsi que nous avons passé notre journée, comme des apprentis artistes. Bon c’est sûr, ce n’était pas du Rembrandt… Voyez par vous-même.
Ainsi s’achève notre seconde journée à Mersing et, j’en suis certaine, un arrêt de 10 jours avant l’Australie, ça en valait bien la chandelle.
|
|
Note: 0/5 - 0 vote(s).
|
|
Précédent - Suivant - Retour à la liste des messages
|
|
Laisser un commentaire
|
|
 Marc |
|
 2 batik par jour pour un pro... 1 seul en 8h pour ma pomme, faut voir les dimensions ! |
|
 donc merci les pros |
|
|
|